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Ouagadougou, Burkina-Faso, Avril 1997.
Photo prise le jour de mon arrivée : environ 38°C à l'ombre, et il faisait déjà moins chaud que la veille ! Le choc thermique est monstrueux (6°C le matin à Paris, 2°C à Bruxelles), plus de 30°C d'écart !!! Le pire à supporter est la sortie de l'avion : climatisation entre 18 et 23°C à ce que j'ai pu juger, et un vent brûlant qui souffle sur le tarmac. Il faut donc s'habiller ce jour là en voyageur du désert... Heureusement que j'aime la chaleur !
Rien de particulier à dire sur ce cliché, sinon qu'il a été pris à l'OBP (Ouaga-Bordeaux Partage), association humanitaire de Bordeaux. Ce fut la possibilité de voir le type de constructions "en dur" du pays : volets et portes métalliques, pas de vitres (pour faire circuler l'air), moustiquaires aux fenêtres (très importants les moustiquaires, surtout à Ouaga, où les moustiques pullulent toute l'année), très souvent pas d'étages, sol en béton.
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| Ouagadougou, Burkina-Faso, Avril 1997.
Premier soir, la température est toujours aussi clémente (environ 35°C). Nous nous préparons à sortir, mais en attendant (comme on le fait très souvent, pour des motifs tout aussi divers), c'est l'occasion de s'asperger de répulsif à moustiques.
Par erreur cette photo a cet aspect sympatique dû au néon pour sa belle couleur fluo et un flou de bougé de mon fait (personne n'est parfait). Cela n'empêche pas Nono et Dominique de faire cette intéressante photo.
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Toma, Burkina-Faso, Avril 1997.
Quelques jours plus tard, à Toma, à l'occasion d'une partie de Uno avec Monique, en visite chez Juliette et Laure,Laurence (la fille de Monique) me fait une de ses plus belles bouderies. Comme la lumière est bonne, j'en profite.
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| Toma, Burkina-Faso, Avril 1997.
Toujours la petite Gourmanché, mais bien plus joyeuse (le lapin sauteur sait aussi être souriante). Je l'affuble de ma casquette, qui entre temps était partie impeccablement propre de Ouaga (c'est à dire à peu près dans le même état que à Paris) et est arrivée à Toma, après 4 heures dans le bus des Mossis (environ 22 personnes dans un minibus Toyota de 16 places, avec 5 mobylettes quelques bestiaux et des centaines de kilos de bagages sur le toit) complète rouge-latérite.
C'est peu être parce que le minibus avait été très rapide (seulement quatre heures et une quarantaine d'arrêts dont deux dûs à des problèmes techniques du moteur (de l'eau en fait, car ils avait nettoyé le moteur la veille), pour parcourir les 190 Kms qui séparent Ouaga de Toma (dont 105 sur route goudronnée)) que ma casquette avait pris autant de poussière. Pour éviter de sortir trop sales de ces bus, les Burkinabès mettent des vêtements couvrants et le blanc que je suis, lui était tranquillement en bermudas et en T-shirt, ce qui a eu pour conséquences de se retrouver avec les jambes, les bras et les mains complètement rouges de latérite.
Une dernière remarque, il faut savoir (et je le savais) qu'il ne faut JAMAIS emporter de vêtements blancs dans les pays d'Afrique (parce que à laver après, c'est pas facile, à moins d'adopter comme Juliette et Laure le concept de la "tâche propre"...
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Toma, Burkina-Faso, Avril 1997.
On continue avec cette adorable gamine, qui m'a permis de faire un nombre sensationnel de bonnes photos. Au fait, si jamais vous devez garder plus d'une heure une petite gourmanché qui ne parle pas français, il faut savoir que le mot "ini" veut dire "toilettes" ou "pipi", ou quelquechose d'approchant.
Ce cliché est en plus de la possibilité pour moi de vous montrer avec fierté cette photo témoin d'une maîtrise parfaite de la camera, de montrer les fauteuils que l'ont peu trouver en Afrique, très confortables (d'autant plus qu'ils sont usés).
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| Toma, Burkina-Faso, Avril 1997.
Ah, les joies du cabaret !!! (je salue au passage le Chef Glon-Glon) C'est en effet à l'occasion d'une visite au cabaret de Germaine où le Dolo (la bière de mil) est d'une régularité appréciable, que j'ai pu prendre les petits Loïc et Frédéric.
Le Dolo est obtenu après deux fermentations de mil, une de trois jours pour l'alcool, et une d'un jour pour le goût sucré. Au moment où on le boit, il est encore tiède. Il existe trois sorte de Dolo :
- Le Dolo vert (ou Dolo du midi), très sucré et peu alcoolisé.
- Le Dolo (celui du soir) qui varie du très sucré au très aigre (auquel cas, pas très bon).
- Le Dolo mort (celui du lendemain matin) très alcoolisé et très aigre (jamais goûté).
Comme la production de Dolo nécessite trois jours, les cabarets indiquent qu'ils ont du Dolo par un bidon au bout d'un piquet. Il y a environ 140 cabarets à Toma d'après Isaac, ce qui fait d'autant plus de lieux de rencontre et de discute (de toute façon, on n'est jamais très seul en Afrique).
Bien sûr, quand il y a de l'alcool, il y a aussi tous les problèmes qui y sont liés et le cabaret étant une des rares activités à Toma, il n'est pas rare de voir des hommes qui y dépensent les ressources de la famille.
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Toma, Burkina-Faso, Avril 1997.
Toujours au cabaret, le même jour, avec Monsieur Germain, professeur de biologie au C.A.F. (Centre d'Aide et de Formation), l'école qu'ont créé les frères catholiques du sacré coeur, qui enseigne du CM2 à la Troisième pour les personnes ayant dépassé l'âge limite pour être admis dans une classe et donc étant exclus du système scolaire public.
Les frères (frère Michel, frère Luc (deux québecois) et frère Emmanuel (un malien)) font aussi vivre la Cité des Jeunes, bibliothèque ouverte à tous (moyennant une cotisation mensuelle de 100 F CFA (soit 1 FF)), permettant d'emprunter des romans, des livres scolaires (sur place), de travailler, y compris le soir, car l'électricité n'est pas de mise à Toma.
Je repasse un tout petit peu sur les cabarets, observez au second plan les bancs et le tressage en Seko derrière Monsieur Germain.
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| Toma, Burkina-Faso, Mai 1997.
Encore une autre fois au cabaret, cette photo permet de voir dans la calebasse (la sorte de bol que tiens Isaac) l'aspect du Dolo, et bien, en tant qu'amateur de bière, quelle qu'elle soit, c'est vraiment très bon.
Les calebasses sont une sorte de plante cultivées uniquement pour leurs vertues pratiques, une fois le centre de la plante creusée : récipients de toutes taille, louches, cuillères...
Il arrive souvent qu'au cabaret, il n'y ait pas assez de calebasses pour tout le monde, auquel cas, Isaac dirait "Quelle anarchie !", pour y remédier, le même Isaac proposerait de "faire du mutualisme", enfin de partager quoi ! (présentement !!!)
Dans la série des remarques sur les cabarets, les récipients utilisés pour servir les clients sont des bouteilles de pastis vides de leur contenu initial, pour les bouteilles d'un litre, ou alors des bidons d'huile de moteur, eux aussi vides de leur huile initiale. Cela peut donc parfois teinter le goût de Dolo d'une nuance pétrolée lorsque le bidon est récent. On achète le Dolo par litres (un, deux, trois, etc...), au pris moyen (lorsque j'y était) de 250 F CFA le litre (soit 2 F 50). De toutes façons, on ne boit jamais seul et lorsque quelqu'un arrive que l'on connait, il est d'usage de l'inviter à partager le Dolo.
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Toma, Burkina-Faso, Mai 1997.
Pour ne pas changer, c'est au cabaret, mais au même moment que la photo précédente, de retour à notre petite gourmanché. En dehors du fait qu'elle boude, on peut voir à gauche d'elle une allemande venue en visite à Toma, travaillant pour un programme de coopération franco-allemand sur Ouaga, et à droite Magali, française, elle aussi coopérante à Ouaga.
On peut en effet trouver un nombre relativement impressionnant de coopérants et autres blancs à Ouaga, alors que l'on est en pays "noir".
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| Toma, Burkina-Faso, Mai 1997.
Une photo qui fait partie de mes portraits en cinq minutes, dont je suis particulièrement fier. La scène se passe à la Cité des Jeunes, alors que Juliette assurait la permanence pour le prêt des livres, des jeux et la vente des craies.
En effet, il est offert aux élèves la possibilité d'acheter des craies (pour 15 F CFA le bâton) pour pouvoir travailler sous l'un des quatre Zapatams (genre de préau avec sous chacun trois tables en béton avec des bancs et des tableaux). En plus du travail, il est possible d'utiliser (même si l'on a pas cotisé) les nombreux jeux présents sur place : Foot, Basket, Volley, Scrabble, Qui-est-ce, Ludo, etc... Le problème est que ces jeux du fait de leur utilsation intense, et du fait des conditions dures pour le matériel, quel qu'il soit, ils s'usent à une vitesse affolante (environ 2 mois pour "tuer" un ballon de bsket neuf au départ)
Revenons à ma photo. Alors que j'attendais que Juliette prenne une expression intéressante, doigt sur le déclencheur, quelqu'un vient lui demander un jeu (Question-type : "Je demande Ludo", "Je demande Qui-Est-ce ?"), ce qui lui a fait prendre cette position et m'en a fait profiter...
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Toma, Burkina-Faso, Mai 1997.
Une nouvelle occasion de parler du temps (en plus de montrer que j'arrive à prendre des photos d'éclairs). Cette photo a pu être prise à cause d'un orage, principalement d'éclairs (enfin vu de là où on était) qui passait au large de la colline (où se situent la maison où habitaient Laure et Juliette, la communauté des frères, une chapelle, les locaux du CAF et de la promotion féminine, ainsi que les installations hydrauliques (c'est à dire les forages, avec leurs pompes, alimentées par panneaux solaires, ainsi que les chateaux d'eau)).
Bref, cet orage passait au loin sans nous offrir une de ces sympatiques pluies tropicales où ne l'on voit pas à trois mètres (d'après Isaac). Pour ma part, les rares pluies auquelles j'ai assisté n'étaient pas de cette violence. J'ai assisté surtout au début de la saison des pluies et encore plus à la fin de la saison sèche. Bref, la période la plus chaude de l'année, avec des températures avoisinant 40°C à l'ombre certains jours pour 0% d'humidité, mais le début de la saison "humide" est plus éprouvant. Certes, il ne fait plus que 35°C en moyenne, mais il y a entre 50 et 70% d'humidité suivant le moment de la journée, et après une pluie, la chaleur devient étouffante.
Enfin, si comme moi, vous supportez très bien de dormir avec 35°C chez vous, (voire même que 32°C c'est un peu frais le matin en se réveillant), ce n'est pas très incommodant.
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| Toma, Burkina-Faso, Mai 1997.
Ceux qui sont déjà allés dans un pays d'Afrique vont hurler. En effet, nous avons fait une des choses que l'on recommande peu aux voyageurs : se baigner en eau stagnantes... Mais néanmoins, quel délice de prendre un bain lorsqu'il fait 35°C dehors ! En fait d'eau stagnante, il s'agit du bassin de trop-plein du chateau d'eau, bassin vers lequel on dirige l'eau tirée par la pompe solaire lorsque le chateau d'eau déborde (pratiquement au sens propre).
Dans ce bassin sont élevés des poissons que l'on peu pêcher si on en laisse d'un coup sur l'autre. C'est ce que nous faisions (la pêche) et pour maintenir le filet au fond, il a été nécessaire de s'immerger dans le bassin (il n'y avait quand même pas grand risque de bilharziose, petit parasite qui vit en eau stagnante et en profite pour rentrer par la peau dans l'organisme pour y semer certains troubles génants). Je doit aussi dire qu'en plus de poissons, nous avons pêché dans le bassin une tortue que nous avons fait frire le soir (très bon la tortue). Dans la série des mets et viandes "exotiques", il faut goûter si l'occasion se présente du chien (TRES bon le chien cuisiné localement), du chat (pas goûté, mais il paraît que c'est aussi très bien) et du hérisson (malheureusement, les hérissons de la colline étaient sacrés, donc...).
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